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L’hébergement
L’hébergement quotidien du pèlerin n’est plus une difficulté sur la voie de Vézelay.
Début 2005, sur la voie historique de Vézelay, il existait au moins une soixantaine d’hébergements possibles à des prix modestes, auxquels s’ajoutent près de 35 accueils pèlerins à domicile (APD), soit près d’un hébergement chaque 10 km !
Courant 2006, la situation a évolué et le nombre d’hébergements disponibles est en constante progression
Cette statistique cache, il est vrai, la relative dispersion de leur positionnement géographique, encore loin de la régularité souhaitable.
La plupart de ces hébergements sont suscités par les actions associatives des Amis et Pèlerins de Saint-Jacques de la voie de Vézelay ainsi que, localement, par les Amis et Pèlerins de Saint-Jacques du Limousin-Périgord et la Société landaise des Amis de Saint-Jacques..
Exemple : à Flavignac (Haute-Vienne), à l’instar de Sorges (Dordogne), la municipalité a restauré un local pour en faire un refuge pèlerin, entièrement équipé et meublé par les associations précitées et dont elle assure elle-même la gestion.
Il se confirme donc que l’émulation joue à plein et de plus en plus, tant pour les particuliers que pour les collectivités. Tous ces hébergements sont répertoriés dans l’ Itinéraire du pèlerin de Saint-Jacques sur la voie historique de Vézelay.
Ce contexte ne fait en rien de la voie de Vézelay une quelconque voie « coûteuse », bien au contraire ! le problème étant d’ailleurs quasiment le même sur les autres voies françaises. Mais le pèlerin de Compostelle doit savoir accepter les étapes du chemin comme elles se présentent.
Sa qualité de pèlerin, si elle lui vaut, à peu près toujours, un accueil chaleureux et une large hospitalité ne lui crée pas de droits particuliers et il ne peut s’étonner - et encore moins se plaindre - s’il ne trouve pas toujours le confort qu’il souhaiterait ou si, à l’inverse, il se trouve obligé de dépenser plus qu’il n’aurait voulu. Pour s’être, pratiquement dans tous les cas et sur tous les plans, préparé de longs mois (voire des années pour certains) à l’avance, l’intendance pécuniaire du pèlerin doit faire partie de ses prévisions - d’autant que le pèlerin n’est pas un « assisté ».
Pour leur part, les associations jacquaires font leur possible pour aider les pèlerins dans la préparation et le déroulement de leur pèlerinage. Elles s’efforcent aussi de sensibiliser aux besoins des pèlerins à la fois l’Eglise et les autorités politiques et municipales, de qui dépendent le plus souvent la création éventuelle de nouveaux refuges dans des locaux leur appartenant. Exemples probants :
- Bouzais (Cher), 4 places,
- Cluis (Indre), 6 places,
- La Coquille (Dordogne), 6 places,
- Saint-Ferme (Gironde), 7 places.
Car les associations ne sont ni des propriétaires de locaux, ni des investisseurs immobiliers. Elles agissent bénévolement, avec très peu de moyens tant humains que matériels et financiers et on ne peut s’attendre à ce que, quels que soient leurs souhaits et leurs projets, la situation se transforme du jour au lendemain.